J'ai été contactée par Robert Chicha, qui a créé Educaludik, un jeu sur l'éducation, je vous laisse le lire:
"Orthophoniste libéral en activité, j’ai soigné, durant plus de vingt années, de nombreux enfants d’âges et d’origines socioculturelles divers, présentant des pathologies variées, allant du simple retard de parole aux troubles sévères caractérisés de l’autisme.
Au travers de mon exercice, deux principaux objectifs ont toujours guidé mes choix thérapeutiques :
- Le premier étant de réduire les troubles pour lesquels on me consultait, en aidant parallèlement les enfants à sortir de « l’ornière de l’apprentissage » et en soulageant ainsi leurs parents inquiets.
- Le second étant de mieux comprendre les raisons pour lesquelles ces enfants, plus que d’autres, rencontraient des difficultés.
J’imaginais que l’intérêt que je portais à l’origine de ces troubles devait me permettre, à terme, de mieux organiser la prise en charge et d’en faire profiter les consultants suivants, en vue d’une optimisation des soins.
Consultations après consultations, d’hypothèses en observations, à force de tâtonner, d'expérimenter..., j’ai progressivement acquis la certitude que le contexte d’évolution, au sein de la famille, fait de la relation, des stimulations parentales, des gestes éducatifs..., était déterminant pour le développement de l’enfant et, par conséquent, pour son avenir scolaire.
C’est pourquoi, eu égard aux résultats observés, ma pratique orthophonique s’articule désormais autour de quatre axes principaux qui forment, à mon sens, les piliers de l’architecture (ré)éducative : l’affection, la structuration, la stimulation et l'autonomie.
1. L’affection, qui représente le réservoir d’énergie quantitative et qualitative nécessaire au moteur des apprentissages.
2. La structuration, qui agence et guide l’enfant, en conformité avec les objectifs parentaux. Elle se met en place naturellement, en lien avec le mode vie, la configuration de l’emploi du temps (la nuit, le jour, les périodes d’alimentation…), les rituels, le oui et le non…
3. La stimulation, qui permet à l’enfant d’éveiller sa curiosité et de lui offrir les outils nécessaires à l’acquisition de savoirs essentiels comme le langage oral, la numération et la lecture.
4. L’autonomie (dans les domaines de l'alimentation, de l'habillement, du déplacement, de la propreté, de la toilette…) qui, installée au plus tôt, permet à l’enfant de se différencier de son environnement familial, mais aussi de comprendre que ses acquisitions le concernent directement. De cette façon, son autonomie l’aide à mieux se situer entre son espace affectif et celui de ses acquisitions.
Persuadé que les premières expériences de vie (de 0 à 36 mois) sont essentielles et contribuent pour beaucoup à favoriser, ou inversement à retarder les apprentissages, j’ai imaginé un jeu de société,
EducaludiK (visible sur www.Educaludik.com) afin de sensibiliser les parents à l'importance de la mise en place précoce des fondements de l'éducation. "
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